Pour qui sonne le glas.
C’est l’un des terribles et séculaires supplices pour tous chroniqueurs: le vide, la page blanche.
Les Chroniques de Lorenzo de Moncayo subissent en ce moment cet état léthargique intellectuel propre à faire résonnance à Rilke qui, dans les Lettres à un jeune poète, dévoila en maître le grand secret : on est écrivain dans l’âme et non dans la forme !
Pondre des livres-sottises tel un Michel Houellebecq c’est le déni- paradoxalement productif- des lettres. En revanche laisser au fond de son cœur résider les plus beaux sentiments en une latence sagace, permet de les murir, de les contempler égoïstement pour enfin, faire d’un jet éclore une bouleversante et éblouissante peinture de l’âme !
Et peu importe qui lira, peu importe ce qu’en penseront les gens. Ce qui compte avant tout c’est de faire parler son cœur. Boileau l’avait déjà dit en son temps. L’Art poétique consacra ainsi cet hymne de l’épanchement de son cœur meurtri: « ma pensée au grand jour partout s’offre et s’expose et mon verbe bien ou mal dit toujours quelque chose ! »
Mais voilà, d’un bord et sous couvert de cette égide, les malfrats des lettres s’autorisent à pondre niaiseries et abrutissements conventionnels pourvu que cela rapporte …de l’argent, encore ! Tandis que de l’autre, certains critiques lisent « l’inconnu » par le prisme de l’exégétique conciliaire et s’étonne ensuite du formatage des pauvres d’esprits! L'indigence viendrait-elle des têtes bien-pensantes dogmatiques et à l’index facile ?
Et c’est ainsi, placé sous ce système conspiratif et sous le joug des lettres modernes et des carcans sémantiques autant que morphiques, que se trame la déchéance d’une société aseptisée de sa substance géniale et prolifique : le verbe se meurt, les livres passionnants sont jugés infâmes parce que n’exhibant point la profanation de l'antique tabou de l’inceste ou ne cite guère dans la flopée de pages un synonyme phallique !
Et de mal en pis, les rayons des bibliothèques se muent en exposition de nullités et les beaux livres relayés aux archives !
Voilà l’indignation: le valeureux n’a même pas la chance de subir l’autodafé le frappant sans compromis, de l’incroyable et intangible sceau du martyr incompris ou du génie post-mondain!
Afin d’enrayer ce tragique rouage, certains devraient consacrer la maxime de la Bruyère en la transposant à leur pathétique critique: « il est une grande misère de ne pas avoir assez d’esprit pour bien –écrire-, ni assez de jugement pour – s’abstenir- voilà le principe de toute impertinence! »
Alors soit, les Chroniques de Lorenzo de Moncayo subissent de plein fouet son autocensure d’inspiration mais sachez que l’auteur tente tout pour y remédier: avant tout ne pas rédiger par obligation nuisible et…changer constamment de lieu d’inspirations!
Les poètes naturalistes trouvaient suffisance dans leur village, désormais c’est de mégalopole, en capitale, de bourg en village huppé que se trament les plus belles pièces! Et ironie du sort c'est via ces dernières qu’est morte la Littérature.
La boucle est bouclée. Est-ce cela la palingénésie contemporaine ? Qu’à cela ne tienne: vibrons, actons, et déchainons-nous !
L’auteur
Sans transition place au petit Prince.


St Raphaël. Ville-Station de la côte d'Azur. Familiale huppée avant-tout, le beau monde quitte Paris l'été: destination St Raphaël pour se dorer au soleil! Calme et volupté: la tranquillité est un luxe qui à un prix! Cela a une définition: "l'excès relatif" à mettre en corrolaire à certaine vulgaire station comme La Baule qui s'octroi un statut qu'elle n'a pas et autorise une flambée des prix scandaleuse et injustifée. Tandis qu'à quelques centaines de kilomètres , St Raphaël offre un rapport qualité de vie largement suffisant pour accepter d'y verser chaque année plusieurs milliers d'euros en frais hôteliers et restaurants. D'ailleurs nul ne s'y trompe pas plus que son altesse, la vie la vraie sur la Côte d'Azur! Le repos d'une jeunesse dorée en attente de prochaines soirée folles, voilà la vocation de cette station!


flash-back car on n'a pas rien sans rien...


Lyon Capitale des Gaules. Bref passage endiablé. Une épaisse couche de nuages recouvrant les hauteurs de la Croix-Rousse, une population estivale très...provinciale et enfin des tenanciers de boutiques aux accents campagnards: il n'en suffisait pas plus pour faire fuir le pauvre Lorenzo de Moncayo. Mais promis, une prochaine étape réconciliation sous le soleil!
Et comme chaque voyage à ses lots de surprises! Voici en image le pourquoi de la palme remise à la Sncf pour ...forfaiture - rire!- Une première classe inadaptée au rang et aux fonctions d'un Lorenzo de Moncayo, des contrôleurs stupides et zélés et pire: un wagon-restaurant digne d'une tragi-comédie ratée où le menu le plus cher se résume à un bol de riz chauffé au micro-onde. Burlesque. A quand un vrai contre-pouvoir du consommateur face aux caprices radins des sociétés censées être au service du voyageur -et non voler ledit voyageur-?
Le diner le plus cher...en première classe..culte!
Et après il faudrait être respectueux d'agressifs agents? c'est connu: le moral est dans
l'assiette!

Solaire Rayban. iPod Shuffle.
Vive la France...Pour le Roy ...
A bientôt....ne sait pas encore où!
par Jeunesse Dorée